La nouvelle saison de la Vague Classique proposée par la Ville de Six-Fours débute samedi prochain, 14 mai, avec d’entrée en jeu de trois géants du clavier, Khatia Buniatishvili, Nelson Goerner et Alexandre Kantorow.
C’est donc ce samedi 14 mai à 20h30, à la Maison du Cygne que Khatia Buniatisvili donnera le coup d’envoi à cette nouvelle saison de la Vague Classique. Mais ce sera à guichets fermés, car, dès l’annonce de ce récital, les réservations ont afflué, tant la renommée de cette jeune pianiste franco géorgienne soulève l’enthousiasme des mélomanes.
En revanche, il reste encore quelques places pour les deux autres monstres sacrés
Nelson Goerner, de Haendel à Schumann
Samedi 25 mai, à 20h30, également à la Maison du Cygne, on pourra apprécier l’immense talent de Nelson Goerner, pianiste d’origine argentine, premier prix du concours Franz Liszt obtenu en 1986. Ce musicien hors pair, ami de Martha Argerich a joué avec les orchestres les plus prestigieux du monde sous la direction de chefs illustres tels qu’Armin Jordan, Emmanuel Krivine, Neeme Järvi, Frans Brügen pour ne citer que ceux-là.
Nelson Goerner obtient en 1986 le premier prix du Concours Franz Liszt de Buenos Aires et rencontre la même année Martha Argerich. À l’issue d’études au conservatoire de Genève auprès de Maria Tipo, il obtient en 1990 le 1er prix au Concours international d’exécution musicale de Genève.
Spécialiste de Haendel et de Schumann, il interprétera la Chacone en sol majeur de Haendel, les Danses de David de Schumann, dix Préludes de Rachmaninov et l’islamey de Balakirev qui reste certainement l’une des pièces les plus redoutables du répertoire qui exige d’incroyables acrobaties digitales.
Avec Alexandre Kantorow, place à la virtuosité
Et puis, Alexandre Kantorow, samedi 31 mai à 20h30, toujours à la Maison du Cygne.
Ce sera l’apothéose car ce jeune artiste est considéré à l’heure actuelle comme un génie du clavier, seul premier pianiste français a avoir remporté à Moscou, en 2019, à l’âge de 22 ans, le très difficile Concours international Tchaïkovski. L’année suivante, il reçoit une Victoire de la musique pour son enregistrement du Concerto pour piano n°5 de Camille Saint-Saëns. Il est aussi lauréat du prestigieux prix Gilmore Artist Award.
Le 31mai prochain, il ne manquera pas de subjuguer les mélomanes par l’interprétation d’oeuvres connues et redoutées pour leur virtuosité : la Rhapsodie n°1 de Brahms, l’Etude Transcendante n°12 , les Années de Pèlerinage de Liszt, la Rhapsodie pour piano seul de Bartok et la Sonate pour piano n°1 de Rachmaninov.
Trois soirées à marquer d’une pierre blanche.
François Kibler


