VINCENT VAN GOGH – LETTRE A THEO – EDITION GALLIMARD 1990

Au cours de sa vie Van Gogh écrira 650 lettres à son frère Théo. Cette correspondance qui couvre 18 années, apporte des informations irremplaçables, sur sa vie, son œuvre, son intimité.

Au fil des lectures de ses lettres, nous entrevoyons sa mélancolie, son désarroi, sa sensation, d’abandon et son immense solitude.
Ses lettres évoquent les relations parfois difficiles qu’il entretient avec sa famille, ses amis, ses soucis d’ordre matériel et ses appels à l’aide à Théo qui sont récurrents.
Elles sont le témoignage de l’amour entre les deux frères. Ces lettres presque quotidiennes expriment les espoirs, les déceptions, et la maladie qui l’empêche de travailler.
Également beaucoup de citations, ainsi que sa dévotion envers la religion qui est omniprésente.
Il y décrit avec précision son observation de la nature, et fait part de sa réflexion sur la place de l’artiste dans la société.
Nous apprenons aussi que son dénuement, l’oblige parfois à renoncer à certaines couleurs trop onéreuses.
Les lettres sont pour la plupart rédigées en néerlandais, en français, et démontrent ses talents linguistiques ainsi que sa grande culture.
Avide d’auteurs français tel Hugo, Maupassant, Zola, Michelet, mais aussi anglais et russe comme
Tolstoï et Tourgueniev.
Il y évoque et critique la peinture de ses contemporains, Blake, Corot, Degas, Delacroix, Géricault,
Millet, Monet, Renoir et Rembrandt.
La première lettre de Vincent à Théo datée d’août 1872 est envoyée de La Haye. Il ne sait pas encore qu’il va devenir peintre.
La dernière lettre inachevée a été retrouvée dans la poche de Vincent qui s’est tiré une balle dans la poitrine, le 27 juillet 1890 à Auvers sur Oise.
« S’il arrive malheur, nous le braverons ensemble mon frère, demeurons fidèles l’un à l’autre ». Cette phrase extraite d’une lettre de VINCENT adressée à son frère en 1883, souligne la fraternité et l’entraide inaltérable entre les deux hommes sur presque 20 ans.
Théo le confident, le frère fidèle qui lit écoute et négocie, le rejoindra pour l’éternité le 25 janvier 1891.
Ouvrage à lire et relire.
Aux Editions GALLIMARD 1990

Nicole COUSTAUT