Après la défection de Hélène Grimaud, qui devait faire l’ouverture de la nouvelle saison de la Vague classique, les mélomanes vont connaître ces jours prochains de nouveaux grands bonheurs avec la venue de Pierre Genisson, de David Kadouch et de David Fray.
Samedi 24 mai, au soir, les mélomanes sont conviés à une rencontre exceptionnelle, celle avec le clarinettiste Pierre Genisson accompagné d’Edgar Moreau au violoncelle et de Guillaume Bellom au piano, eux tout aussi exceptionnels, tous les trois de renommée internationale.
Tout comme Hélène Grimaud qui devait donner le coup d’envoi de ce Festival hors du commun, unique dans le Var, Pierre Genisson est un enfant du pays, puisque né à Marseille d’une famille de musiciens. C’est un pur produit de l’école des vents française.
Débuts à la Philarmonique de Berlin à…24 ans !
Parcours classique : Conservatoire de Marseille et…, à peine à 24 ans, débuts à la Philarmonique de Berlin en interprétant la redoutable Rhapsodie de Claude Debussy, puis le double concerto pour clarinette de Max Bruch avant d’être le soliste du quintette de Mozart au Metropolitan de New-York.
De la Roque d’Anthéron à l’Olympia, de la salle Cortot à Paris au Festival d’Orange, de Capitale en Capitale , le monde musical salue en Pierre Genisson un musicien capable d’abolir le temps et de nous transporter dans un autre monde à travers des nuances incroyables ».
Ajoutons pour les puristes qu’il joue sur une clarinette Buffet Crampon.
Au cours de ce récital, iI sera accompagné d’Edgar Moreau, considéré, par la critique, comme l’un des plus brillants violoncellistes de notre temps et par le pianiste Guillaume Bellom dont d’autres critiques soulignent le souffle qui emporte l’auditeur dans des élans passionnés ».
Quant au programme, il est particulièrement alléchant, allant de Francis Poulenc à Max Bruch en passant par Gabriel Fauré et Johanes Brahms.
Un rendez à ne pas manquer.
Les deux concerts de Gautier Capuçon à guichets fermés
Sauf désistement de dernière minute toujours possible, les deux concerts prochains, jeudi 22 et vendredi 23, de cette nouvelle saison de la Vague Classique se dérouleront à guichets fermés à la Maison du Cygne.
Il s’agit bien sûr de Gautier Capuçon, considéré comme le parrain du Festival de Six-Fours, dont le personnage irradie la lumière et l’humanisme, sera accompagné au violoncelle par Shani Diluka au piano et Elise Bertrand au violon. Au programme Mozart, Brahms et César Franck.
Et c’est complet également pour le concert de vendredi 23 mai, donné par le même ami Capuçon aux côtés d’Elise Bertrand (violon), Anna Sypniewski (alto) et Martina Consonni (piano)n qui interpétéront des pièces de Schumann et de Brahms.
La soprano Sandrine Piau et David Kadouch, la symbiose parfaite
Et la fête continue, comme, toujours, placée sous l’excellence.
Vendredi 30 mai, toujours à la Maison du Cygne, voyage dans l’intime, dans l’exploration bouleversante de l’âme : Schubert, Schumann, Liszt, Fauré…, autant de compositeurs qui ont écrit pour le chant et le piano.
Avec la soprano Sandrine Piau et le pianiste David Kadouch c’est le mariage parfait, la symbiose autour de Schubert, de Schumann, Duparc, Boulanger, Liszt, Fauré…
Natif de Nice, David Kadouch a été reçu à l’âge de 14 ans, à l’unanimité au Conservatoire de Pavie. Et a poursuivi une belle carrière à Madrid, a joué sous la direction des plus grands, Murrah Perahia, Maurizio Pollini…Et avec ces géants du piano que sont Maria-Joa Pirès et Daniel Barenboim, il est devenu lui aussi un géant incontournable des scènes internationales.
Mais au cours de ce récital, on écoutera surtout Sandrine Piau, considérée comme l’une des plus grandes sopranos françaises, à l’opéra comme en récital, dans un répertoire qui s’étend du 17ème siècle à nos jours.
Assez curieusement, Sandrine Piau ne se destinait pas au chant parce qu’elle avait fait auparavant de brillantes études de harpe. Mais son destin a basculé le jour où elle rencontre au Conservatoire de Paris, William Christie, claveciniste, chef d’orchestre, enseignant et fondateur des Arts Florissants, pionnier dans la découverte de la musique classique.
David Fray et Daniel Lozakovich pour une nuit magique
Et l’on termine le mois en beauté avec JS Bach et Beethoven, samedi 31 mai Avec de grosses pointures. Dans la sphère musicale on ne parle plus que d’eux, de la Roque d’Anhéron à Radio France et à Radio Classique où on souligne leur immense talent.
L’orée du pianiste David Fray est connue depuis longtemps déjà, mais celui du violoniste Daniel Lozakovich éblouit les plus blasés depuis peu.
C’est une véritable révélation que les fines oreilles de Deutsche Grammophon ont découverte alors qu’il n’avait que 15 ans.
Nous voici donc comblés pour les prochains jours. Mais d’autres concerts suivront, nous y reviendrons. La Vague Classique n’a pas fini de nous surprendre
François Kibler
Renseignements et billetterie : Espace Malraux, 100 avenue de Lattre de Tassigny à Six-Fours, du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 16h30. Téléphone : 04 94 74 77 79











