UN CHEF D’ŒUVRE DE RAPHAEL ILLUMINE LA BASILIQUE DE ST MAXIMIN DU 20 AVRIL AU 20 MAI

Marie -Madeleine par Raphaël

L’histoire de collectionneurs qui pensaient acquérir une toile de l’école de Léonard de Vinci
C’est dans une galerie de Londres qu’un couple de collectionneurs avaient acquis pour environ 35000 euros un beau portrait de femme de la Renaissance italienne, pensant que cette œuvre (non signée) était issue de l’école de Léonard de Vinci.
Ils décidèrent de la faire expertiser par un groupe de l’UNESCO, avec une analyse approfondie et l’utilisation de rayons infra rouges. Ce fut une révélation ! Il s’agissait en fait d’une œuvre de Raphaël Sanzio dit « Raphaël » peinte en 1505 et représentant Sainte Marie-Madeleine !

Quand l’élève dépasse le maître !

La toile a été peinte sur du bois de peuplier et le modèle qui prêta ses traits à la Sainte n’était autre que Chiara Francelli, épouse du peintre « Le Pérugin », ancien maître de Raphaël.
On connaissait deux portraits de Marie Madeleine peints par le Pérugin, l’un visible au Palais Pitti de Florence et une copie  à la Villa Borghèse;  mais le portrait peint par Raphaël serait en fait la version originale des deux premiers.

Ce qui caractérise l’œuvre de Raphaël c’est ce clair-obscur qui permet l’illumination du sujet sur fond noir, en fait ressortir les traits et rend sa vie au modèle. Raphaël s’éloigne ainsi de la rigidité des portraits du Pérugin et rappelle le style du grand Léonard de Vinci.

Le 3ème tombeau de la Chrétienté pour un écrin éphémère

Les nouveaux propriétaires de la toile, soucieux de partager un temps ce trésor avec le public, ont souhaité l’exposer dans un lieu bien particulier : là où reposent les restes de Marie-Madeleine, la Basilique de Saint Maximin. Florian Racine, recteur de la Basilique, a été ravi de cette proposition, opportunité de valoriser le tableau tout en promouvant l’édifice religieux.
C’est ainsi qu’à l’occasion de l’inauguration de la restauration du chœur de la Basilique le 20 avril 2024, le public a pu découvrir en fin de journée le portait de Marie Madeleine, devant le maître autel.

 

Joyau parmi les joyaux de la Basilique, l’œuvre du grand peintre de la Renaissance italienne se dévoile tous les jours jusqu’au 20 mai 2024, au sein de la sacristie.

Le portrait de Marie Madeleine devant l’autel

Marie-Madeleine inscrit ainsi un peu plus sa présence dans ce haut lieu de la chrétienté.

Elisabeth Puissant