EN POINT D’ORGUE DE SA SAISON, LA VAGUE CLASSIQUE PROPOSE QUATRE CONCERTS GRATUITS

La fête continue. Entre le 6 et le 21 septembre, la Vague Classique, en clôture de son Festival, offre un nouveau tourbillon pianistique à travers les récitals de jeunes talents ainsi qu’un concert avec l’Orchestre de l’Opéra de Toulon.

Depuis quelques jours le chant des cigales se fait de plus en plus discret, déjà, quelques feuilles couleur ocre marron tombent des arbres pour marquer la fin de leur vie…

Ce n’est pas encore la fin de l’été, et vive les plaisirs nautiques, les apéros entre amis, vive les vacanciers invités à découvrir nos trésors du patrimoine, notre gastronomie et, surtout, notre offre culturelle, mais on s’approche tout de même de l’automne.

Des concerts accessibles à toutes les bourses

Pour la Vague Classique aussi, c’est le chant du cygne. Mais c’est un point d’orgue avec un panache pianistique qui va en faire rêver plus d’un, d’autant que ce sera gratuit (mais avec réservation obligatoire, et c’est logique).

Cette dernière programmation, placée tout comme les autres sous la responsabilité de Gérald Lerda-Laïk, répond à la volonté de la municipalité de Six-Fours de promouvoir la musique sous le signe de l’excellence, de la jeunesse et de l’accessibilité, puisque le prix des billets va de 10 à 80 Euros selon les concerts, les plus prestigieux, au regard du double, voire du triple ailleurs, pour écouter les géants du piano ou des cordes, pour entendre et voir les frères Capuçon, Pierre Genisson, David Kadouch, Alexandre Kantorow…

C’est une chance inouïe pour les mélomanes de Six-Fours, unique dans notre département.

Comme l’année précédente, les mélomanes vont donc découvrir en cette fin de saison de nouveaux talents

Samedi 6 septembre, soirée Chopin

C’est un jeune pianiste canadien, Ryan Wang, qui démarre cette saison d’automne de la Vague Classique .

Ryan Wang

Véritable virtuose, surdoué qui a donné son premier récital au Carnegie Hall à 5 ans seulement, il est classé parmi les 30 jeunes musiciens les plus brillants tous âgés de 30 ans. Il s’est produit dans les grandes salles du monde.

Il va consacrer sa soirée à Chopin (Polonaise, Préludes, Ballade, Mazurkas…)

Probablement de la magie pour ceux qui aiment le romantisme et la virtuosité de Chopin ,notamment les Variations « La ci darem la mano », rarement jouées vu l’extrême difficulté de cette œuvre.

Concert à 19h30 à la Maison du Patrimoine François Flohic

Samedi 13 septembre, Chopin, Debussy, Ravel.

Dans un programme très classique allant de Chopin à Liszt en passant par Debussy et Ravel, on entendra Karen Kuronuma (l’auréate de la Fondation Gautier Capuçon), classée deuxième au 11ème Concours international de piano Chopin à Varsovie.

Karen Kuronuma

Elle est considérée comme « le talent le plus remarquable de la jeune génération »

Non seulement elle est jeune et belle, c’est aussi une pianiste qui fera parler d’elle car son clavier resplendit de soleil, de tendresse, notamment dans la Barcarolle de Chopin, ses adorables interprétations des « Jeux d’eau » de Ravel et, bien sûr, Les Jeux d’eau à la Villa d’Este de Liszt.

Une soirée à marquer d’une pierre blanche..

19h30, Maison du Patrimoine François Flohic

Samedi 20 septembre, Chopin et Rachmaninov

Quelle belle soirée en perspective avec non seulement un programme de grande qualité (Chopin et Rachmaninov) mais aussi avec Adi Neuhaus qui n’a plus à prouver son immense talent pianistique.

Adi Neuhaus

A 25 ans à peine, il a déjà triomphé des plus grandes scènes, de Tokyo à Saint-Pétersbourg en passant par les Etats-Unis et l’Europe où il s’est acquis une réputation internationale comme jeune virtuose au potentiel exceptionnel, loué pour sa virtuosité, sa maturité et sa musicalité.

Du point de vue artistique, il a compris depuis longtemps la filiation poétique entre Chopin et Rachmaninov et l’exprime à travers le clavier.

Son récital à Six-Fours sera un très grand moment, en compagnie d’un piano faisant oublier la percussion de ses marteaux, pour ne devenir que pur chant.

19h30, Maison du Patrimoine François Flohic.

Dimanche 21 septembre, l’apothéose à la Collégiale

C’est à une sorte de feu d’artifice musical auquel les mélomanes sont conviés pour cet ultime concert de la saison 2025 de la Vague Classique : Julie Sevilla-Fraysse, violoncelle, accompagnée de l’Orchestre de l’Opéra de Toulon sous la direction de Laurence Monti

Sous les peintures classées Monument Historique et les voûtes de la Collégiale Saint-Pierre, la Vague Classique accueille donc Julie Sevilla-Fraysse, une véritable aubaine pour les mélomanes. La raison ? La sonorité envoûtante du violoncelle de cette jeune artiste explore toutes les rives, les genres et les époques, adoptant diverses formes pour magnifier le fond.

D’après les critiques, elle incarne ainsi l’excellence classique, l’élégance et a modernité à la française.

A la Collégiale elle sera en bonne compagnie avec Haydn et Mozart, deux purs classiques viennois.

Dimanche à 18 heures, à la Collégiale (navettes)

Ainsi s’achève cette nouvelle saison de la Vague Classique qui a apporté beaucoup de bonheur et laisse présager une toute aussi merveilleuse programmation en 2026.

François Kibler

Pour ces quatre derniers concerts gratuits, la réservation est obligatoire au 04 94 34 93 18